26.10.2009

10° épisode: petite cuisine interne

La première mouture du texte est terminée. Ce qui permet à Françoise de réaliser un premier chemin de fer avec toutes les séquences images de l’album. Pour ce projet, nous avons toujours pensé que l’image doit raconter l’histoire, et que le texte doit dire autre chose que la description des personnages, leurs faits et geste, les actions du récit, le décor des lieux, etc. Une inversion du schéma habituellement établi, il permet au texte d’être « l’illustration » poétique de l’image.

choucha-001-chemin-de-fer.jpg

 

Pour le moment, parmi tous les choix que nous devons faire, un seul paraît l’emporter : celui d’un format carré pour l’album, comme celui que nous avons utilisé pour Maman me fait un toit. L’avantage est que l’on sait que chaque planche originale va forcément s’adapter (en l’agrandissant ou en la diminuant) à la dimension choisie pour la page du livre (en fonction de la parution dans une collection éventuelle chez un éditeur, mais aussi du papier choisi pour l’impression). Avec un format rectangulaire, c’est moins facile à cause du rapport invariable entre hauteur et largeur (homothétie: cliquer ici pour les matheux)

 

chemin-de-fer-b.jpg

 

Seules les images se succèdent pour l’instant de façon chronologique à ce stade du travail. Il nous reste à décider de l’articulation et de la place du texte pour pouvoir réaliser un chemin de fer vraiment complet. Les deux principales options sont : le texte est « posé »sur une page séparée en vis-à-vis de l’image, soit le texte est intégré à l’image comment un élément graphique faisant entièrement partie de celle-ci.

 

chemin-de-fer-a.jpg

 

Format, articulation texte/image : questions difficiles à résoudre d’autant qu’ils relèvent également du choix éditorial. Si l’on prend telle ou telle décision, est-ce qu’elle conviendra à tel ou tel éditeur auquel on pourra soumettre le projet ? Probablement pas ! Pire, même, est-ce que nos choix ne vont pas trop peser sur la perception du projet qu’il en aura et amener une réponse négative qui ne tiendra pas compte de l’adaptabilité de notre proposition ?

 

Affres, tourment et expectatives ! Et si l’on se décidait à présenter notre projet maintenant dans sa forme inachevée, alors que le travail n’est encore qu’en devenir ? Françoise Mateu, qui dirigeait les éditions Syros, nous avait un petit peu reproché de lui avoir présenter des projets d’album déjà entièrement ficelés avec Princesse Laque, et Maman me fait un toit (qu’elle avait quand même publiés)

Peut-être est-ce l’occasion d’expérimenter un nouveau type d’approche avec un éditeur pour cet album ? Affaire à suivre, donc...

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