26.10.2009

7° épisode : le choix des arts

Pour concrétiser plus avant son idée de départ, Françoise a besoin maintenant de deux choses, commencer à s’appuyer sur une trame, une ébauche de scénario. Je m’y colle : un bout de phrase trotte dans ma tête...

J’ai dormi, longtemps.

Lorsque je me suis réveillée, ma maison était morte.

Il faut ensuite tirer le fil que constituent ces premiers mots... et laisser venir.

La seconde nécessité à laquelle Françoise est confrontée, c’est de déterminer quelle technique employer. Nous avons toujours pensé tous deux qu’un album est un objet unique, un prototype, en quelque sorte. Beaucoup d’illustrateur (trice)s creusent toujours le même sillon sans varier d’un iota : qu’on se souvienne de jeunes filles « pastellisées » avec longs manteaux et grands chapeaux...

Nous considérons pour notre part que chaque histoire impose une forme à l’image (comme au texte d’ailleurs : roman, album, théâtre, poème etc.) C’est vrai, ce n’est pas la meilleure façon d’être rapidement identifié sur les tables surchargées des librairies. Le marketing n’est pas notre fort ! Mais le style, c’est autre chose que la répétition d’une trouvaille ! Il faut aller voir du côté de l’illustratrice Elzbiéta, par exemple, pour comprendre ce a quoi ressemble un style, une patte véritable.

Quelle technique employer pour notre nouveau projet, notre nouveau prototype ? Dans ces précédents ouvrages, Françoise a utilisé différentes techniques : les papiers découpés pour Maman me fait un toit.

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L’aquarelle appliquée par nuées de petites touches (un travail d’orfèvre !) pour Princesse Laque.

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La gravure et la sérigraphie pour L’Amour Hérisson, un texte de Thierry Lenain.

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Ou encore pastels et aquarelles pour son Carnet de voyage en Queyras:

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Alors, quel choix pour Ammi ? J'attends avec impatience de voir une première planche. Et Françoise attend avec impatience... de me lire.

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